TAITTINGER

LE BEAU DIEU DE LA CATHÉDRALE

Au cours des sévères bombardements d'artillerie qu'elle a subi pendant la 1ère guerre mondiale, la cathédrale de Reims a perdu une partie de ses statues en même temps que s'effondraient, en flammes, sa toiture et certaines de ses structures.
Un grand nombre de fragments de ces "trésors de pierre" ont pu, à l'époque être recueillis. Identifiés, classés, placés dans des sacs, ils ont servi de support à des travaux de restauration qui se poursuivent depuis plus de 80 ans. Sur le portail du bras Nord de la cathédrale, la statue du Beau Dieu, décapitée en 1915, a retrouvé sa tête le 1er Juillet 2004...

L'idée de cette reconstitution du visage du Beau Dieu est née pendant le tournage d'un film sur les cathédrales gothiques et le mécénat au Moyen-Age, initié par la chaîne Arte et le réalisateur Jean-François Delassus, au cours duquel était interviewé Claude Taittinger.
L'intérêt particulier de cette restauration vient de ce que Dieu le Père a été pendant longtemps interdit de représentation dans les religions monothéistes. Jusqu'au 10ème siècle, la présence du "créateur du monde" est évoquée de façon très symbolique par une main droite sortant d'un nuage
Mais Dieu, beau et séduisant... jamais ! sinon dans quelques églises et cathédrales d'Europe, dont Notre-Dame de Reims.

C'est au sculpteur Leandro BERRA, formé aux Beaux-Arts de Buenos Aires et de Paris que la DRAC de Champagne-Ardennes a confié la mission de redonner à la statue toute sa beauté originelle, à partir d'un bloc de pierre de Courville, la même pierre qu'utilisèrent autrefois les bâtisseurs de la cathédrale de Reims. Le Beau Dieu a ainsi retrouvé son visage du 13ème siècle.
De la rencontre fortuite d'un réalisateur de film, d'un producteur de champagne et d'un sculpteur est née l'idée d'un mécénat dont l'importance spirituelle et artistique excède, de loin, la valeur marchande.